I.E.S.H.
INSTITUT EUROPEEN de SOPHROLOGIE HUMANISTE de Bordeaux

Association Loi 1901 N° W332015276                        147 rue Judaïque 33000 Bordeaux

Le formateur : 1986-2018 -> 32 ans d'expérience.

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De Jeanne Prévot

 

« Sophro Expression Musicale »

 

 

 

 

La musique est présente en moi. Sa présence s’est manifestée en séance de sophrologie dès ma première séance : « j’entends la musique qui résonne en moi ».
Au début, je la prenais pour des idées parasites, un manque de concentration. J’ai vite pris conscience des messages de mon Corps par l’air que j’entendais :

Dans leurs phénodescriptions1Phénodescription : Description du vécu d’une séance.., les un(e)s et les autres disent voir des couleurs. Personne n’évoque la musique. J’ai eu besoinhghgk hgkh klhlkhl de découvrir la possibilité et mes capacités à m’affirmer dans mon Individualité. Je peux être la seule à « entendre » de la musique et ne pas « voir » des couleurs.

C’est ma musique et non une musique proposée, voire qui me serait imposée.
Dès mes premières séances du 1° degré de la RDC2RDC : Relaxation Dynamique de Caycedo®. (Écoute du Corps dans le senti),  « je  sens mes doigts détendus comme au piano ». Ma musique fait partie de mon schéma corporel.
Deux mois plus tard, je prends conscience « que je pourrais faire quelque chose pour le piano ». Lors d’une séance vécue allongée, je prends conscience que je travaille le piano ; mes doigts jouent ce passage difficile qui  « m’énerve », car j’ai des difficultés à le jouer. Ce n’est pas le passage qui est en cause, mais moi, mes doigts.

 

Il y a 6 mois que j’ai commencé ma formation de praticien en sophrologie lorsque ce terme de « Sophro Expression Musicale » m’apparaît pour nommer mon travail en sophrologie pour le piano, ou/et mon travail au piano, accompagné(e) par la sophrologie.
Même si je considère que j’ai un  bon  niveau et que la sophrologie m’a aidée à augmenter mes capacités techniques et de musicalité, je ne prétends pas que la sophrologie soit indispensable ! Nombreux sont les virtuoses qui n’ont pas recours à la sophrologie. Cependant, des élèves du conservatoire (musiciens, chanteurs) viennent nous voir à l’IESH pour augmenter leurs capacités. Comme dans tout domaine, elle est un « plus » que je définis comme une possibilité de renforcer des capacités et de dépasser des difficultés en Écoutant ce qui sonne en moi.
J’ai découvert un grand intérêt  avec la sophrologie : quand je fais un travail précis, comme pour le piano, je suis toujours amenée, à un moment, à dépasser des difficultés qui ne sont pas forcément liées au piano mais elles me dérangent, ce qui se répercute sur ma façon d’être au piano. Il en est ainsi pour le Regard de l’Autre, le jugement, le trac. Comme pour le trac, il y a le bon et le mauvais. Si le mauvais peut bloquer, le bon, par contre, stimule la vigilance. J’ai préféré apprendre à l’apprivoiser plutôt que d’aller contre lui.

 

« 3Tout ce qui est en italique est extrait de mon livre « Écouter son Corps avec la Sophrologie » Éd. Chronique Sociale 2010Je suis pianiste et j’aime faire le rapprochement entre mon travail au piano et mon entraînement en sophrologie : régularité, travail du geste, schéma corporel dont fait partie l’instrument, regard intermittent, moi-l’Autre…
Avec la sophrologie j’ai acquis un autre Regard sur cet apprentissage, sur cet art. J’ai profité de l’enseignement des principes fondamentaux, de ce que j’ai intégré par les différents degrés, en ajoutant ce que peut m’apporter l’une ou l’autre des sophronisations ».

 

J’ai maintenant plusieurs années de Vivance Sophrologique, ce qui me permet de faire des liens entre mon travail et les principes fondamentaux, les techniques de RDC et diverses sophronisations. Lorsque je relis mes phénodescriptions de mes débuts, je suis étonnée de constater comment je faisais un lien entre mon travail au piano et la Vivance Sophrologique.

 

Dans mes premiers mois de travail de « Sophro Expression Musicale », j’ai vécu la sensation de la Caverne4En référence à l’allégorie de la Caverne de Platon à laquelle le Pr Caycedo fait lui-même référence., depuis les chaînes senties (comme des freins), les chaînes brisées (les freins que je lâche), la sensation de briser ces chaînes en jouant certains accords, mon Image, le Regard sur moi-même au-delà des jugements, mes sens, mon Regard vers l’extérieur et l’épanouissement de pouvoir sortir de la Caverne pour m’offrir l’Ouverture.

 

I. Les principes fondamentaux au regard de ce travail spécifique :

 

II. La Relaxation Dynamique de Caycedo ®

 

Le 1° degré accompagne dans la découverte du Corps senti, par un apprentissage à la concentration sur les sensations physiques :

C’est ainsi qu’en vivant une séance en posture allongée, je sens mes doigts jouer comme au piano. J’en profite pour renouveler cette expérience et sentir à quel moment ma respiration se bloque. Il m’arrive alors de prendre conscience à quel moment, au piano, je vais particulièrement me recentrer sur ma respiration. Au piano, je recontacte (me remémore) la sensation de mes doigts déliés en séance.
L’exercice du secouage des épaules m’aide à relâcher les tensions senties dans les épaules et les bras. Au piano, je « récupère » (me remémore) ces sensations quand je sens des tensions.
Durant l’exercice du balancé, j’ai la sensation de  vivre cet exercice comme mon corps qui se balance au rythme de ma musique qui est en moi.

 

Avec la découverte de ce 1° degré, j’apprends à renforcer des vécus « positifs », des capacités à m’exprimer, à dépasser des difficultés, au lieu de me laisser envahir par des souvenirs désagréables; j’apprends la suspension du jugement.

 

Le 2° degré accompagne dans la découverte du Corps ressenti : Image de soi, sensation du Regard de l’Autre, Regard sur soi-même.  Le Regard dont je parle ici, n’est pas limité au sens de la vue. Il est tout ce qui existe entre l’œil qui voit, qui regarde et le ressenti de celui qui est regardé.

Nous découvrons la capacité de notre conscience d’être illimitée, capacité à « sortir de soi » pour se visualiser. Dans ce vécu de piano, c’est une sensation de légèreté.
Les exercices de visualisation nous entraînent à visualiser mentalement (les yeux fermés), entre autres, le déplacement de nos bras, nos jambes dans l’espace. Cette conscience de l’espace m’aide à « visualiser », les yeux fermés, le clavier du piano. Peu à peu, au piano, je m’entraîne à déplacer mes bras, mes doigts, les yeux fermés : conscience de l’espace. Je ne me contente plus de m’entraîner à déplacer rapidement mes bras ; j’augmente la conscience de mon espace.
C’est comme un jeu pour moi : mettre en application dans mon quotidien ce que je découvre en séance.

 

La RDC 2 propose un travail sur les sens, qui amène à un travail sur le ressenti. Pour le piano, je travaille plus particulièrement :

Ces deux premiers degrés et la découverte de certaines sophronisations (voir plus loin) ont favorisé la mise en marche d’un processus. Je n’ai pas attendu de découvrir tel ou tel degré pour avancer. Avec le recul, je suis en mesure de faire des liens entre mon cheminement, mes « pas », et les différents degrés.
é, je peux faire un lien entre ce qu’elle peut vivre par sa musique (ou toute autre expression) et son vécu, et lui montrer ses capacités d’ouverture. En même temps, je fais des découvertes, des expériences, comme je l’évoque plus loin.

 

Le 3° degré est l’apprentissage de la rencontre et de la mise en harmonie du Corps physique (1°degré) et du Corps mental (2° degré) : expérience méditative6Méditer : accueillir les pensées en les laissant se présenter, en les écoutant résonner et non en raisonnant soi-même..

Jouer devient une méditation.

Lors des séances de RDC 3, nous vivons l’expérience du  Regard intermittent : entraînement à se concentrer sur soi-même, ouvert vers la lumière de l’extérieur, tout en se laissant la possibilité de fermer les yeux si besoin.
Ainsi, au piano, les yeux ouverts, je me concentre sur mon « sujet » de méditation et mon entraînement du 2° degré (conscience de l’espace) me permet de fermer aussi les yeux pour me ressourcer. Je n’ai pas la perception d’une Personne malvoyante, j’ai besoin parfois de regarder le clavier.
Un sujet de méditation fut pour moi : « valeur de la musique, de ma musique ».
Ce fut l’occasion, pendant la formation, de travailler le son de ma voix lors de l’animation de séance : ne pas me laisser entraîner par ma peur au point d’avoir un ton monocorde, soporifique.
Un autre sujet se présente spontanément : « sensibilité ». Je médite sur ma sensibilité au piano. Se présente à moi la sensibilité (physique) de mes doigts, ma propre sensibilité (affective) au quotidien, celle au piano, celle entendue, …

 

Le 4° degré

Valeur de la Groupéité : jouer, me vivre dans un groupe, ce que peut m’apporter le groupe, sa Valeur, pour vivre ce que j’ai envie de vivre, ce que j’ai à dépasser.
Mes Valeurs vécues au piano sont parfois des souvenirs de vécus bien particuliers, c’est-à-dire ayant une Valeur dans mon vécu de pianiste : partage de cette expression. Mon Individualité.
Tout en étant concentrée sur ce que je joue (les notes), je suis concentrée sur tel vécu, puis sur tel autre.   
Je projette en Valeur : la, ma Musique ; celle qui existe en moi, vers l’extérieur, et j’intègre en moi celle que je reçois de l’extérieur, mon plaisir d’expression, la joie de cet enseignement reçu, donné.          
Je laisse se rencontrer ces deux Musiques.

 

Au-delà du 4° degré.
Tout degré, au fur et à mesure de mon cheminement, me permet de renforcer mon bien-être dans ma musique.
Les 5° et 6° degrés : percussions par la voix ou par la pensée, percussion de certains systèmes7Système. Il s’agit de « systèmes » définis par le Pr Caycedo et donc sans lien avec tout autre terminologie. plus présents dans mon ressenti, à un moment ou à un autre.
Il y a cinq systèmes, comprenant chacun les structures anatomophysiologiques situées à chaque niveau du corps. Pour cette percussion, nous utilisons des phonèmes définis par le Pr Caycedo. La stimulation par la percussion sonore ou la percussion par la pensée peut réveiller des ressentis.

 

Lors d’une séance du 5° degré (percussion sonore par ma propre voix), ma percussion se transforme en chant. Je chante le plaisir de jouer ma musique, de l’ouïr et dans une phrase je chante : « que j’oie ».
                 JOUER de la musique                                          OUÏR
                le JEU musical                                                      que j’oie
                dépend du JE                                                  (et pour l’ouïe, c’est aussi
  (non seulement la Personne mais                                        « que  JOIE »
  aussi : son vécu, son ressenti dans l’instant)

 

Énergies captées, reçues, recontactées : lien avec mes Parents dans mon apprentissage.

 

Le 7° degré propose une stimulation, entre autres, du 3° système (le cœur, l’affectif, la sensibilité) dans sa dimension génétique. La « fibre » musicale, pianistique existe dans mon espace génétique.
Cet Univers du piano est pour moi un Espace pour Exister en lien avec mes Êtres chers (8° degré).
Un jour j’ai vécu la sensation d’une Marche Existentielle. Je résume le travail du 3° cycle (9° au 12 ° degrés). Pour jouer une sonate de Beethoven, j’ai eu à développer mes Valeurs qui m’ont aidée à dépasser des difficultés. Je découvre ma Liberté, ma Dignité à travers ma Tridimensionnalité :

Je m’accorde de « Regarder l’Autre » (les auteurs de certaines réflexions) dans leur tridimensionnalité, au-delà de mon ressenti (que j’ai déjà pu dépasser).
Tout ceci m’a amenée à vivre l’étonnement quand, tout en jouant, je me « déplaçais » dans le temps et dans l’espace (lieu d’un vécu à un autre lieu de vécu, des va-et-vient) : Marche Existentielle du 12° degré. Ce nouveau Regard éclairait tellement mon Espace Existentiel qu’il se reflétait sur mon visage.

 

C’est ainsi que, au fur et à mesure de mon cheminement, je peux renforcer mon bien-être dans ma musique.

 

III  Des techniques de sophronisation m’accompagnent dans mon travail.

 

Je développe ces techniques dans mon livre. Je n’indique donc ici que des intentionnalités.

 

 

 

 

IV   Quelques liens entre le piano et le quotidien.

 

« Je me sens déstabilisée, pas moyen de faire les 3 pour 2 ». Il s’agit de jouer un rythme binaire avec une main et un rythme ternaire avec l’autre : deux rythmes différents à accorder, dans un même temps.
sophropiano
Pour vous donner une idée, vous pouvez soit :

             en comptant                                           1     2     3    1    2    3     1
             de telle sorte que vous posiez le pied     G       D       G       D      G
             gauche lorsque vous dites  1
Le lien avec mon quotidien me permet de prendre conscience que je n’étais pas en accord avec un certain rythme dans le milieu professionnel. C’est donc de ce côté-là que j’ai avisé pour, dans mon ressenti, me mettre « en mesure » : comment accorder mon propre rythme à celui qui m’était demandé (voire : imposé).
Depuis les 2 pour 3 sont pour moi un ressenti d’harmonie intérieure. C’est comme l’harmonie entre le senti (corps physique, 1° degré) et le ressenti (corps mental, 2° degré) qui permet de vivre le 3° degré : rencontre de l’un et l’autre.

 

C’est aussi, en me préparant pour jouer lors d’une réception chez moi : « j’ai envie de jouer et peur d’être déçue si personne ne me le demande, d’où : proposer moi-même. Si je désire quelque chose, m’en donner les moyens sans attendre que les Autres me le demandent ». Ceci m’a permis d’exprimer, lors d’une séance, que mon sujet de méditation est : « le trac au piano », c’est-à-dire : mon vécu du trac, ce à quoi je suis renvoyée (souvenir d’un passé), comment je peux le dépasser, ce que je vais y trouver comme force, …
En écrivant cet article, je pense à mon vécu de cancer du sein8J’en parle dans mon livre : « Se reconstruire face à un cancer du sein », avec mon nom d’auteur : Jeannette Jehane, édition Chronique Sociale, 2000., 8 mois après ce travail. J’ai connu la difficulté de dire la réalité de mon vécu, jusqu’au jour où en séance m’est apparu : « dire simplement les choses me permettra de mieux les vivre ».

 

J’ai évoqué la Marche Existentielle du 12° degré telle que je l’ai vécue au piano.
J’ai intégré les capacités, les sensations de cette Marche ressentie au piano qui m’a peu à peu amenée à Regarder autrement l’auteur d’une réflexion que j’ai reçue désagréablement.
Je suis partie de ma « cellule musicale », mon patrimoine génétique musical. Je l’ai évoqué en parlant des 7° et 8° degrés. J’ai fais une Marche dans des ressentis affectivo-émotifs importants, accompagnée par mes capacités, jusqu’à pouvoir porter un « Regard pour un Existence Nouvelle » dans ma relation à deux Personnes.
Après avoir réellement pu marcher vers et à côté de l’une d’elles, j’ai eu la sensation d’avoir terminé, « bouclé » mon travail en revenant, en me recentrant sur l’importance de ma cellule génétique musicale.
Cette sensation de boucle-bouclée est associée à une sensation d’Ouverture vers des possibles. Tant que je ne l’avais pas bouclée, mon travail (donc : moi-même) était limité(e) ; il y avait une restriction.
Lors de mes randonnées pédestres, je boucle parce que, malgré des difficultés, je n’ai pas d’empêchement à revenir à ma voiture, j’ai profité du plaisir de la marche, de contempler le paysage, de vivre la présence des autres personnes … Boucler, est alors un bon vécu de ma randonnée.
Si je ne fais pas la boucle avec les lacets de mes chaussures, je risque de m’entraver. « Boucler » donne une liberté de marche mais n’enlève pas la nécessité de faire attention.
De même, dans le travail que j’ai pu faire, je revisite ma cellule musicale pour ne pas délaisser mes capacités de Marche. Ma sensation de boucle-bouclée est donc une Ouverture afin de ne pas limiter mes capacités de Marche.

 

Je suis arrivée à cette Ouverture (de moi-même vers les Autres, Ouverture d’un Espace Existentiel) par tout le travail fait pour dépasser des difficultés, après avoir (et en simultané) renforcé des capacités et non en vivant spécialement des séances du 12° degré. La Vivance favorise cette Ouverture.

 

J’ai parlé d’expériences que j’ai pu faire.
L’idée m’est venue un jour, tout en travaillant la dextérité de mes doigts, de les (m’) entraîner par la parole : je disais le nom des notes. Je découvrais, pour moi, un lien entre la rapidité de la parole et la rapidité des notes (de mes doigts), avec en même temps une meilleure intégration au niveau cérébral. Le Corps physique (doigts) et le Corps mental (parole) s’harmonisent.


Récemment j’ai lu un article dans la revue « Psycho cerveau » (mars 2012), intitulé : « quand la parole aide le geste »9Par l’Institut des Sciences Cognitives de Lyon.. J’en mets des extraits :
«  … il peut être utile de joindre la parole aux actes. … le fait de dire « attraper » au moment où l’on tend la main vers un objet, … améliore sensiblement la vitesse et les paramètres d’accélération des mouvements. … le fait de prononcer des mots augmente ce qu’on appelle l’excitabilité corticospinale, c’est-à-dire la facilité avec laquelle les signaux électriques du cerveau sont transmis à la moelle épinière, puis à la main. La proximité des aires cérébrales préparant les mouvements de la bouche lorsque nous parlons, avec celles préparant les mouvements de la main droite10Je pense qu’il en est de même pour les deux mains., pourrait expliquer en partie ce phénomène. … Cette conjonction instaurerait, au fil de l’expérience, des circuits communs aux deux représentations. »

 

Conclusion.
J’ai pu dépasser des difficultés bien au-delà de celles du piano.
Mon parcours :

Tout en jouant, je vis en même temps une méditation et l’expression d’une phénodescription : transmettre mon vécu, mon ressenti.
 
Avant de découvrir la sophrologie, je préférais jouer en public (limité à la taille de ma pièce) après avoir pris l’apéritif : être dans un état un peu « second », changeant le niveau de conscience par diminution de la conscience à l’instant vécu, éloignant la conscience du trac. Aujourd’hui, je préfère jouer avant l’apéritif, quelque soit l’espace dans lequel je joue. C’est ma capacité de relaxation qui me permet d’atteindre un état de conscience différent de l’état de conscience habituelle. J’ai augmenté ainsi ma présence à moi.
L’alcool éloigne la difficulté, lâche un frein et laisse l’esprit vagabonder. Mais l’alcool n’est pas la meilleure aide. Je pense à un très grand pianiste décédé à cause de l’alcool. Loin de me comparer à ce pianiste, je préfère l’Espace que je me crée avec le niveau de conscience sophrologique. Il est certes plus sain.
Mes pensées vagabondent parce que moi-même j’ai lâché des freins.

 

Je n’ai pas attendu de découvrir les 12 degrés de la RDC pour faire le travail que j’avais envie et besoin de faire. Certaines techniques permettent de renforcer des capacités, d’autres de dépasser des difficultés. La Vivance trouve son chemin dans l’Être.
C’est avec du recul que je suis en mesure de faire le lien avec tel ou tel degré. Ceci me permet d’accompagner les Personnes selon leur besoin.

 

Je termine par cette citation dont je ne connais pas l’auteur :
« L’art musical est né de la satisfaction qu’éprouve l’être à traduire sa vie par un son ».

 

 

Phénodescription : Description du vécu d’une séance.

RDC : Relaxation Dynamique de Caycedo®

Tout ce qui est en italique est extrait de mon livre « Écouter son Corps avec la Sophrologie » Éd. Chronique Sociale 2010

En référence à l’allégorie de la Caverne de Platon à laquelle le Pr Caycedo fait lui-même référence.

Tridimensionnalité : dans son présent, la Personne est accompagnée par son passé. C’est ainsi qu’elle va vers son futur.

Méditer : accueillir les pensées en les laissant se présenter, en les écoutant résonner et non en raisonnant soi-même.

Système. Il s’agit de « systèmes » définis par le Pr Caycedo et donc sans lien avec tout autre terminologie.

J’en parle dans mon livre : « Se reconstruire face à un cancer du sein », avec mon nom d’auteur : Jeannette Jehane, édition Chronique Sociale, 2000.

Par l’Institut des Sciences Cognitives de Lyon.

Je pense qu’il en est de même pour les deux mains.

Il s’agit d’une phénodescription (vécu de ma séance) qui s’est présentée à moi en forme de poème après 4 mois d’accompagnement en séances individuelles et qui exprime mon parcours d’alors.

 

 

 

 

 

 

 


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