I.E.S.H.
INSTITUT EUROPEEN de SOPHROLOGIE HUMANISTE de Bordeaux

Association Loi 1901 N° W332015276                        147 rue Judaïque 33000 Bordeaux

Le formateur : 1986-2018 -> 32 ans d'expérience.

L'IESH : 1993-2018 -> 25 ans, déjà!

Dernières informations



Retour

Sophrorencontres

 

Chaque année, le dernier samedi de septembre, nous organisons une journée « SOPHRORENCONTRE ». Au cours de cette journée, nous accueillons la nouvelle promotion d’élèves, nous remettons les Certificats d'Aptitude et de Professionalité en Sophrologie Humaniste et nous échangeons nos vécus, nos témoignages de notre travail, de notre cheminement.
Voici quelques témoignages exprimés lors de nos Sophro-Rencontres.

 

Il me tenait particulièrement à cœur d’être présent cette année, étant donné les circonstances qui m’ont permis d’éprouver au plus profond de moi la valeur du « H » de IESH.

 

Quel plaisir d’entendre ces retrouvailles ! Quel ancrage ! Qui ne demande qu’à être poursuivit. Le H, humanisme, rajouté il y a 10 ans est décidément parfaitement adapté à cet institut. Merci très sincèrement à Marie-Claire, à Jeannette et à Andrés : je suis si heureuse de vous avoir rencontrés.

 

Du bonheur. Beaucoup d’émotions, du plaisir … des plaisirs !! Je n’aurais manqué ce moment pour rien au monde et il me tarde de fêter les prochains anniversaires. Vous comptez tous beaucoup pour moi. Merci beaucoup d’être là.

 

Andrés, je te remercie pour toutes ces années de découverte, de partage de magnifiques Valeurs dont celle d’Humanisme : pour moi, cette Valeur prend sa place dans l’Ouverture et l’accueil et aussi … par l’Humanisme pour moi-même, ce qui n’est pas le plus facile.

 

20 ans ! pour l’IESH, et 10 ans pour moi, quelle émotion et que de chemin parcouru ensemble en sophrologie, en humanité et en amitié !

Il y a 4 ans, quand j’ai découvert l’IESH, j’espérais un jour être ici, dans ce contexte ! Merci pour ce chemin, merci pour ce mieux-être.

Je suis très heureuse d’avoir croisé votre route. Je vous souhaite encore de longues années d’activité. Joyeux anniversaire à l’IESH.

Que de bonheur de savoir et de voir réunis 20 années de praticiens en sophrologie formés à l’institut. Mes 5 ans de sophrologie sont 5 ans de découverte et de conquêtes et je vous remercie tous.

Très heureuse d’être aujourd’hui parmi vous tous pour une belle journée. 20 ans de sophrologie dans un institut riche d’amour et d’amitié où j’ai pu rencontrer, au cours de ces 8 ou 9 ans que j’ai partagé avec vous, des amis, des personnes qui m’ont apporté tant de joie et de bonheur.
Encore de nombres années à cet institut, encore de nombreuses journées de partage, de rencontres, d’émotion. Avec tous mes remerciements.

J’ai fait la moitié des 20 ans à l’IESH. Ces 10 années ont changé ma vie. Après ce moment qui a totalement modifié la façon de voir la vie, je me suis expatrié en Dordogne et là je vis le bonheur. Merci à Andrés et à tout le monde qui m’ont accompagné pendant ces 10 ans.

Merci pour cette belle rencontre … tous les visages amis, nouveaux … les cheveux blancs ou gris noirs, des yeux pleins de joie, cette communication si spontanée, si vraie. Merci Andrés, Merci à toi Marie-Claire, merci pour avoir tant « semé ».

Heureux de revoir les visages, les amis. Les années s’écoulent, l’amitié reste. Merci à vous deux.


Voici quelques communications qui illustrent la richesse de la pratique de la sophrologie.

 

 

 

 

 

 

La répétition des séances, de leur renouvellement, constitue le fondement de  notre entraînement régulier et nous permet d'activer, d'augmenter la Vivance. Ce terme vient du mot espagnol « Vivencia ». Le Professeur Caycedo est espagnol. à partir de ce terme, il a créé le néologisme « Vivance phronique » qui exprime « l'expérience en train de se vivre » : expérience de la rencontre entre le Corps physique et le Corps mental. Cette expérience se vit au-delà de tout jugement, de toute interprétation, de tout a priori. Ainsi, la Répétition Vivantielle est un entraînement à (se) Vivre et non à faire quelques chose.
Mon travail, comme tout entraînement, n'est pas statique. Je ne suis pas statique. Découvrir, Conquérir, Transformer : 3 étapes que je renforce. Je peux avoir transformé des vécus, m'être transformée à travers leur découverte et conquête. Cependant, souvent j'ai l'occasion de les « revisiter », simplement autrement, car je suis « autre », et ainsi me découvrir un peu plus et conquérir un nouvel espace.
C'est ainsi qu'aujourd'hui j'apporte des découvertes supplémentaires à mes vécus anciens.
Cet entraînement vivantiel favorise une écoute de moi-même dans les différents moments de ma vie. Il devient un réflexe à me vivre comme devant un Miroir (symbolique ). Ce peut être : prendre le temps d'écouter les mots (sentis, ressentis) résonner en moi et non les raisonner.

 Mes randonnées, entre autres, sont de riches moments pour moi : nature, exercice physique, rencontre, échange, … et parfois plus.
J'évoque une randonnée avec, a priori, une météo pas très clémente (mais qui le fut pour moi par la suite) : vent, pluie, … Le terrain ne nécessitait pas l'utilisation des bâtons.
Le soir, chez moi, selon mon habitude, en séance de méditation, je revis la journée : me faire cadeau de ce que j'ai pu vivre. Je partage cette méditation.
« Me revient en premier la réflexion que nous avons plusieurs fois exprimée dans la journée : « on ne sentira pas le renfermé ce soir ». Simultanément se présente la pensée de mon travail en sophrologie du moment. Je ne sens pas le renfermé dans mes vécus et je (me) laisse ventiler (par) tout ça. Valeur d'Ouverture (très importante pour moi).
Ouverture pour revenir pour la énième fois sur ce vécu ancien désagréable et qui dans l'instant m'apparaît sur un autre chemin qui vaut la peine d'être exploré …. Je sens lequel prendre, mais à l'Image de la randonnée, le « vent » me déstabilise. Je regrettais mes bâtons mais j'ai su garder mon équilibre. Ne pas (m')enfermer et profiter du « vent ». Ma respiration est accompagnée par l'air de « l'harmonieux forgeron » que je chante en moi ».
Il s'agit d'une œuvre pour piano que j'aime bien.
Voici comment, dans la spontanéité, se rejoignent dans mes méditations : randonnées, musique, regard périodiquement modifié sur le passé. Voici comment je me retrouve dans mes méditations en retrouvant mon quotidien.

Anesthésie.
Lors de ma préparation à l'intervention pour la mastectomie, j'ai ressenti de l'appréhension, voire de la peur, par rapport à l'anesthésie. Le travail, associé aux principes fondamentaux de la sophrologie, m'a vite donné la possibilité de laisser de côté tout aspect médical. C'était simplement l'appréhension « de me vivre endormie », « de me laisser (passive) endormir ». La difficulté dépassée, après avoir remis de l'ordre dans mon ressenti passé, j'ai pu « me laisser (active) endormir ».
Je m'étais en même temps préparée à contacter une certaine Image agréable  au moment de l'anesthésie, avec le désir d'en recontacter une au réveil.
Pour la dernière anesthésie que j'ai eue, je n'ai pas ressenti le besoin de me préparer. J'ai vécu l'étonnement d'un entraînement intégré en moi. Au réveil, l'anesthésiste me demande comment je vais : « j'étais à la plage, il faisait bon ». Je fais alors le lien. Quand elle m'a dit : « je vous mets le masque à oxygène », j'ai pensé : « Oxygène ? La plage ».
Spontanéité du vécu favorisée par l'entraînement.

Mes livres parlent de moi à un instant donné. Ils sont « statiques ». Moi : j'avance.
Dans « Se Reconstruire face à un cancer du sein » je parle de mon vécu lors du cancer. Tout ce vécu a favorisé de grandes Découvertes de moi-même. Je me transforme depuis ; le vécu de l'instant reste le même.
« écouter son Corps avec la sophrologie » reste lui aussi statique. Je vois mon cheminement en prenant conscience qu'aujourd'hui je parle autrement de la sophrologie: ce livre serait autre si je l'écrivais aujourd'hui. L'essentiel pour moi est d'avoir trouvé l'énergie pour écrire l'un et l'autre.

J'ai fait beaucoup de recherches généalogiques.
Pour moi, il y a la sève qui parcourt l'arbre et le nourrit. Cette sève est pour moi l'énergie familiale, celle que nous revisitons en cours de formation avec Andrés.
Cette sensation de sève est forte pour moi lorsque mon regard se pose sur un arbre lors d'une randonnée. Cette contemplation de l'arbre m'amène à une méditation sur l'Arbre généalogique et « qui suis-je au milieu ? » « Quelle sève j'accompagne ? ». Ce travail de recherche ne restera pas personnel. Mon intentionnalité est de le partager avec la famille. Je suis « transmetteur » de cette sève.
J'ai pu placer sur l'Arbre des personnes qui se sont éloignées de la famille.
Face au « secret de famille », se « créent 2 familles ». Pour moi, tout le monde a droit à un « jardin secret ». Un « jardin se crée » et peut avoir une Valeur.
Dans un jardin, chacun plante ce qui lui convient.
Cette conscience de la sève qui circule m'aide à revitaliser des branches auprès de l'incompréhension de génération plus jeune.
Il peut y avoir des attitudes non comprises, mais la personne qui exprime son jugement n'aurait-elle pas au fond d'elle-même la crainte que ceci lui arrive ? Ou n'arriverait-elle pas à « couper » un certain lien ? Ou … ?
Je ne porte pas de jugement : dans la rupture il peut y avoir souffrance des 2 côtés.
J'ai pris conscience d'existence de secret. Pour moi, il a eu sa raison d'être, depuis la non-possibilité de trouver des mots pour l'exprimer (car les maux sont forts) jusqu'à la nécessité de ne pas exprimer peut-être pour protéger une personne. Pour moi, avec la sophrologie, les « secrets », les « valises » laissées par des ancêtres, ne sont des valises lourdes que si les descendants ne cherchent pas à les « ouvrir ». Ouvertes, elles peuvent devenir des « malles au trésor ». Quel est le ressenti de la personne découvrant ces valises? Par quoi serait-elle dérangée ? …

J'ai vécu mes recherches généalogiques autant comme généalogie-sophro que comme sophrogénéalogie.
Quelle richesse j'ai pu rencontrer. Quelles Valeurs j'ai ressenties tout au long de ces générations, Valeurs transmises, léguées, qui me renforcent !
J'ai ressenti la douleur de la « coupure » chez un ancêtre. Je n'ai pas eu envie que le symptôme coupure persiste par une autre « coupure » à ma génération, comme si périodiquement il devrait exister une « coupure » dans l'Arbre, comme un héritage désagréable.

J'ai ressenti un immense bonheur d'avoir « rompu la coupure ». J'en suis la 1° bénéficiaire et je laisse ceci comme héritage agréable : « oui, c'est possible ... ».

Le pardon.
Je relis « mes réflexions sur le pardon » quelques années plus tard. Quelle chance d'avoir pu faire le travail que j'ai fait à ce moment là car j'ai pu ainsi me réconcilier avec une personne quelques temps avant son décès : aller à sa Rencontre et ce fut un bonheur immense pour moi.
Une Rencontre, comme si la Vie avait continué son cours sans la réalité des entraves.
Le mot « pardon » n'a pas eu lieu d'être prononcé. Les différents vécus, simplement me stimulent pour avancer.
Avant d'aller à la rencontre de cette personne, je me suis recentrée sur le principes fondamentaux de la sophrologie, ce qui n'est pas d'emblée facile, dont le principe d'action positive. J'ai mis entre parenthèses tout le désagréable vécu, c'est-à-dire tout ce que j'aurais nommé « autrefois » comme « bonnes raisons » d'en vouloir à cette personne.
Alors j'ai pu recontacter tous les vécus agréables partagés par le passé. Quelle énergie je ressens alors en moi !
Sereinement je peux écrire à cette personne tous ces souvenirs qui se présentent à ma mémoire.
Je me suis recentrée sur moi, sur ce que je ressens et non en « accusant » l'autre.
C'est ainsi que j'ai pu traverser la France sans le poids du passé, sans le poids d'une valise que je transmettrais.

…………………………………………………………………………………………………...

 

 

 

La Valeur de la Tridimensionnalité. (J.)

 

J’ai donc écrit un deuxième (et non un second) livre. Je laisse de côté les raisons et les conditions qui m’ont amenée à accepter la demande de l’éditeur
Même si j’aimais bien faire les dissertations de français et de philo, je n’ai jamais été une « littéraire » et encore moins dans une section littéraire.
Alors ? Vive ces 3 verbes chers à la sophrologie Caycédienne : Découvrir, Conquérir et Transformer  et pour ma part aujourd’hui, je précise : Re-découvrir, M’approprier, Valoriser.

Pendant des années, jusqu’aux 1° temps de la sophrologie (tout de même à 47 ans !), je me disais timide, n’osant pas m’exprimer ; certains me disaient : réservée. C’était un camouflé de ma réalité qui m’arrangeait bien, sans que j’en sois consciente.
Dès mes jeunes années, je ne m’exprimais pas, gardais tout en moi. Malgré tout, j’avais besoin de me dire. À partir de l’âge de 17 ans, la possibilité étant là, j’ai commencé à m’exprimer par écrit, et ceci pendant quelques années. Puis les conditions ont fait que j’ai arrêté cette expression. Je me suis tu, j’ai enfermé, voire : enkysté.
Quand j’ai commencé la formation, il y avait bien l’occasion des phénodescriptions orales, mais je n’arrivais pas à dire tout ce que j’avais à dire, et j’en souffrais. Ma solution : les pages de phénodescriptions et de bilans se sont succédées, multipliées. Mais je commençais à prendre conscience de ma souffrance à ne pas parler. J’en avais marre de ne m’exprimer que par écrit.
Mon travail m’aidant, j’ai commencé à parler jusqu’à le signifier lors d’une phénodescription orale, ce qui a amené Andrés à me dire : « Si tu te mets à parler autant que tu as écrit ! »
Enfin ! La parole venait ; j’étais débarrassée de la chaîne de l’écrit. J’ai Découvert que j’étais capable de parler. J’ai pu Conquérir cette capacité, ce qui m’a Transformée.
Puis j’ai pu : Re-découvrir ma capacité d’écriture que je me suis Appropriée. Je me suis appropriée celle que je suis. J’ai Valorisé ma capacité d’écriture. Je me Valorise, autant dans mon passé que dans maintenant.

J’ai eu aussi à dépasser ma réserve, ma timidité (qui sont réelles), pour demander à plusieurs Personnes si je pouvais communiquer certaines de leurs phénodescriptions. C’est en me centrant sur la Valeur de l’Humilité que j’ai pu dépasser mes difficultés : humilité pour demander, humilité devant ces cadeaux.
Paradoxe de l’écriture qui amène à parler !
Moi, toujours en arrière pour me cacher et éviter de parler, éviter le jugement de l’Autre, aujourd’hui je suis sur les étals des libraires à la merci des critiques.

Ce travail a été très enrichissant.
Si l’Autre peut ne pas comprendre, c’est que je ne suis pas assez claire, et en 1° lieu, pour moi-même. Ceci m’a permis de me préciser beaucoup de choses y compris sur ce qui pourrait apparaître n’être que de la théorie. Mais, la façon avec laquelle j’exprime cette théorie reflète celle que je suis à un instant donné. Le travail d’écriture va jusqu’au travail de deuil : accepter une fin en acceptant que, puisque je continue d’avancer, dès le lendemain de l’arrêt je peux me dire : j’aurais pu dire ainsi plutôt qu’ainsi …

Ces jours-ci une Image m’est apparue quant à la boucle. Celle-ci symbolise le travail que nous faisons à propos d’un de nos mécanismes, jusqu’au moment où nous prenons conscience de ce mécanisme, comment nous l’avons monté, comment nous pouvons et arrivons à le démonter, jusqu’à revenir en toute sérénité au point de départ.
Dans ce travail sur la tridimensionnalité, un jour nous avons la sensation que la boucle est bouclée. Pourtant, plus tard, nous sommes ramenés à ce travail avec cette sensation de : « Encore ! Et pourtant j’avais bouclé la boucle ! ». Même si sur le moment c’est désagréable, quel bien-être je ressens au plus profond de moi quand j’ai pu approfondir la boucle, aller plus loin dans mon Regard.
Mes randonnées sont des sources inépuisables. Dans une forêt, un jour, une randonnée me permet de faire une boucle en admirant un paysage magnifique.
Revenir encore dans cette forêt ?

J’aime cette phrase :
« Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas les faire mais c’est parce que nous n’osons pas les faire qu’elles sont difficiles. »
Amélia  EARHART
(aviatrice disparue en 1937)

…………………………………………………………………………………………………...

 

 

Phénodescription en cours d’écriture du livre


Je ressens la Vivance tout au long de l’écriture du livre : je ne suis pas la même que lors de l’écriture de la 1° ligne. Ceci m’amène à expliquer 2 aspects :

De toute façon, il y aurait une différence identique entre demain et après-demain !!

…………………………………………………………………………………………………..

 Réflexions de futur(e)s élèves après avoir écouter des phénodescriptions:

Tous ces témoignages sont émouvants, ils me touchent.
Je me pose des questions car un jour il faudra que je témoigne moi aussi.
Elles sont toutes avec une forme de poésie, mais ce sera difficile pour moi.
Une métamorphose produite chez les praticiens en sophrologie par rapport à leur passé, beaucoup d’assurance et j’en ai besoin car ce n’est pas gagné.

Tous ces témoignages sont très émouvants. À travers la sophro, on apprend à se connaître, se retrouver.
Je l’ai connu mais je n’arrive pas encore à le mettre sur papier.
À travers la sophro, on peut poser ses propres problèmes, sans jugement, mais ce n’est pas évident.

 

J’ai vécu 2 ans de séances avant la formation. Voilà, c’est fait. Ça a chamboulé beaucoup de choses en moi. Juste avant cette formation, j’ai connu ma guérison intérieure, mes démons sont partis. Je suis en paix.
L’amour de soi, s’aimer soi avant d’aimer les autres. J’ai trouvé ma place. J’ai vécu le pire. Je suis une autre femme. C’est du boulot.

 

Je suis imbibée d’émotions. Un ressenti énorme.
Je suis très impatiente de commencer.
J’ai plein d’espoir pour devenir quelqu’un d’autre.
 
………………………………………………………………………………………………….
Phénodescription.
Pour un vécu bien particulier de ma petite enfance, la sophro m’a permis de dépasser les difficultés intégrées. C’est moi d’aujourd’hui qui aie aidée la « petite J. ». Maintenant dans des situations analogues, c’est la petite J. qui me dit : « moi j’ai pu malgré les difficultés, donc toi aujourd’hui, tu peux ».
C’est ainsi que la petite J. m’a aidée à prendre conscience qu’un vécu douloureux de l’âge adulte m’a simplement permis « d’accomplir », comme « achever » ce qui, lors d’un vécu douloureux de l’enfance, n’a pas pu être « accompli », « achevé », même pas, par des explications, restant dans le non-dit, dans le NON.
Tant qu’un mécanisme n’est pas démonté, nous y sommes souvent confrontés, avec la sensation de « retomber » dedans. Mais cette rechute peut permettre de parachever. L’essentiel est peut-être de le réaliser, dans le sens de prendre conscience, afin de pouvoir réaliser, accomplir le travail et se réaliser.

Sensation de randonner sur mon Chemin de Vie :

Ma Liberté dans cette Randonnée me permet de vivre la sensation que je règle des difficultés bien anciennes.
J’avance avec mes capacités d’aujourd’hui qui sont en quelque sorte inversement proportionnelles à ce que pourraient être mes capacités physiques (ralentir physiquement, et comme accélérer ma randonnée intérieure). Le paysage d’aujourd’hui est différent de celui de hier et j’ai besoin de profiter de celle que je suis aujourd’hui pour ne pas laisser de côté ce que je pourrais regretter avoir négligé.

Marcher.
Comme pour les randonnées en montagne, je peux refaire plusieurs fois le même chemin, jamais le paysage est le même, jamais mon ressenti est identique.
Marcher.   M’aimer.
Dans cette marche, je découvre le plus beau paysage qui puisse exister quand je le regarde sans jugement : ce paysage est l’amour que j’ai pour moi.

J’écris tout ceci alors que déchargée d’une douleur, d’autres se succèdent ou même s’ajoutent. Mais en marchant en montagne, n’y a-t-il qu’un obstacle à la fois ?
M’aimer dans ce cheminement en laissant de côté le doute qui me chatouille comme un vieux démon : la sensation que je fais abnégation de moi-même et que l’Autre pourrait penser que je reconnaîtrais (conditionnel) des torts de ma part. M’aimer pour dépasser cette sensation et pouvoir dire : « vieux démon, rebrousse chemin ».

Bienheureuse douleur qui m’a amenée à commencer mon travail sur ma sensation de « genou à terre », de « soumise » !
Le mois d’août fut riche en mises à l’épreuve, j’avais envie de crier : « laissez-moi tranquille », et pourtant,  à la mi-septembre j’ai eu le summum à vivre, comme si tout le reste n’avait été que préparation.
Le « genou à terre » n’est pas seulement : dire « amen ». Il m’apparaît aussi dans un sens de ressenti. Ne pas me laisser perturber, ne pas mettre le genou à terre, ne pas rester perturbée.

J’ai le droit d’être touchée, émue, tout en ayant le droit de m’affirmer dans le NON.
Ceci va beaucoup plus loin, beaucoup plus profond, que de me dire : « c’est l’affaire de l’Autre, c’est à l’Autre de se débrouiller ».
Le NON à dire est difficile à dire car il touche l’affectif.
Le raisonnable est de dire NON. Hier je ne savais pas dire NON. Aujourd’hui, praticien en sophrologie, je ne peux pas me contenter de dire NON en me basant sur du raisonnable. C’est la résonance en moi qui m’intéresse.
Je n’ai dit ce NON qu’après avoir pu faire mon travail en profondeur, sans me contenter de laisser « courir », de laisser l’Autre comprendre que, puisque je ne dis pas OUI, c’est que je ne suis pas d’accord : être en mesure d’aller vers l’Autre pour m’affirmer.

Le plaisir de Marcher est toujours lié à des obstacles.
Dans ce travail que j’ai été amenée à faire pour sortir de ma difficulté à dire NON, j’ai eu la sensation que l’Autre me demandait, pour la 2° fois, de franchir le mur de la prison.
Il y a 2 façons de passer de l’autre côté :

C’est la transformation de la difficulté ancienne en capacité aujourd’hui.
En cours de séance : je me suis vue, sortant de ma prison symbolique, par la porte et allant droit devant moi.

Marcher. Durant ma Randonnée, il peut y avoir des obstacles, mais ce n’est pas avec un genou à terre, que je pourrai profiter de la beauté du paysage, paysage d’amour qu’est ce paysage de ma Vie.
                                                                                                         Merci.
…………………………………………………………………………………………………
 
J’ai envie de partager 3 vécus qui furent riches d’enseignements pour moi.
Au 1° regard, ils sembleraient différents, mais j’ai pu faire le lien entre les trois, ce qui m’a permis de sentir comment des réalités se mettaient en place en moi, se renforçaient. J’en ai été étonnée même ……………………s’il n’y a rien d’étonnant.

C’est en point d’orgue qu’aujourd’hui j’évoque mon travail de généalogie.
En musique, le point d’orgue valorise le temps d’arrêt sur une note ou sur un silence.
Dans un sens plus large, « terminer en point d’orgue » signifie : « terminer majestueusement ».
Je rappelle quelques points pour aider à la compréhension de la suite :

Fin mai, je visite 3 châteaux : 3 moments différents de la journée.
J’ai été très étonnée de ma fascination, attirance, par, pour, certains arbres : contemplation avec une profonde sensation que quelque chose se vivait entre eux et moi.
Mais, qu’ont-ils de plus que ceux que j’ai déjà contemplés ? Ce jour-là, j’ai la sensation que le 1° arbre que je contemple fait rebondir mon regard vers l’espace qui l’entoure, l’espace dans lequel je me situe.
C’est dans cet Espace, que je sens et que je ressens une symbiose entre moi et l’Espace, comme si c’était la 1° fois que j’étais au contact de la nature. Mais, comme ce n’est pas la 1° fois que je suis dans la nature, que je médite dans la nature, c’est simplement que je suis en train de vivre quelque chose de nouveau.
C’est la 1° fois que l’Arbre (qui symbolise mon travail de généalogie) me renvoie ainsi qu’il se situe dans un Espace (mon Espace de vie). Dans une sensation : « assez de photos d’arbres », je reçois le message : « la généalogie, c’est assez ». J’intègre ce qui rejoint ce que je pensais depuis quelque temps : « stop les recherches, passer à autre chose ».
La Nature, l’Espace, me remplient d’une façon nouvelle. Je prends conscience qu’effectivement, depuis quelque temps je passe beaucoup moins de temps à la généalogie.
Quatre mois plus tard, je peux dire qu’effectivement j’ai classé, rangé ce travail volumineux. J’offre mon travail à mes frère et sœurs. Mon Ouverture actuelle est à ce niveau : Ouverture issue d’une fin : réalisation d’un livre à valeur familiale : « Le Conte de ma Famille ». Je suis très fière de ce travail !
« Méditer » de méditation s’associe à « m’éditer » d’édition.
Je peux également reprendre le : « la généalogie, c’est assez » dans le sens de : suffisant, pour dire qu’effectivement j’ai « tassé » mon travail en le rangeant.
Dans ce travail offert, d’autres miroirs s’offrent à moi : Valorisation d’une fin.

Trois semaines après mes visites, je suis étonnée en cours de séance d’avoir, spontanément l’Image du tir à l’arc.
J’ai fait l’expérience du tir lors de ma 1° année de formation. Opérée l’année suivante, j’ai fait le choix de ne plus faire de tir pour ne pas forcer sur mes bras (sauf 3 flèches une année pour répondre à un travail fait).
Tous les ans (depuis plus de 10 ans), je fais le tir « par la pensée ». Je suis : arc, flèche, cible.
Pour la 1° fois cette année, j’ai un autre Regard sur le tir. Entre moi (l’arc) et l’autre (la cible) il y a la flèche (mes capacités) qui est la Communication. Je dois porter mes capacités de Communication au niveau de mon Regard pour bien me centrer sur l’essentiel. Cet essentiel est cette partie de moi qui a le plus de valeur. Pour cela :

Oui, cibler mon travail encore et toujours, (et les vécus différents ne manquent pas à se présenter), vers mon point d’impact, point de plus en plus profond et fin. C’est aussi aller chercher mes richesses au plus profond.
Cette sensation s’est en quelque sorte concrétisée autrement que par le tir lors d’une séance à Bombannes. En contemplant l’écorce du pin, j’ai vu des cellules. En 1° lieu j’ai repensé au travail que j’avais fait il y a quelques années par rapport aux cellules de prison : ce désagréable fut très riche de positif pour moi. Je me suis ensuite recentrée sur mes propres cellules : quelle richesse !
La flèche était la peur. Une flèche peut faire mal, peut faire peur, mais, en l’accueillant comme le moyen de communication que j’ai évoqué tout à l’heure, elle peut être une Valeur qui m’accompagne.

L’Arbre, le tir, ces 2 temps de mon évolution se trouvent réunis (un peu comme une apothéose) dans mon Écoute d’un concert d’orgue. Ce serait le « point d’orgue ! ».
J’écoute ce concert en Seuil-Sophro-Liminal.
La 2° œuvre est une création récente ; la musique contemporaine n’est pas mon truc. Le titre : « labyrinthes et souterrains ».
Rapidement, je me vois me promenant dans un labyrinthe, à l’air libre. Je souris. Je récupère toutes les capacités, les miennes et celles (pour leur adresser pour elles-mêmes) des personnes présentes sur mon écran mental. Ce 19 juillet des personnes proches peuvent certes avoir besoin de ce travail d’Énergie. Quel bonheur !
Puis le « souterrain ». Ce n’est certes pas la « Caverne » (allusion à la Caverne de Platon), mais le souterrain où des richesses « ancestrales » se découvrent et, selon la musique, ces richesses remontent, bondissent à la surface.
J’ai aimé cette musique moderne et : « vive l’ouverture du SSL, la réduction phénoménologique ! ». Je ris de moi : je viens de profiter, de bénéficier, de m’offrir une musique ……….que je n’aimais pas.
La 3° œuvre est une œuvre de Duruflé. Il mettait ses œuvres à la poubelle et, heureusement, Dupré les récupérait.
En écoutant cette musique, j’entends : « des choses mises à la poubelle ont besoin, (ont suffisant de valeur pour l’être), d’être récupérées pour être magnifiées ».
« Poubelle » : dans le sens de ne pas vouloir en voir le positif, la capacité à « avoir fait ».
Dans tout ce que j’ai fait, quelque soit le domaine, je peux Regarder les « couacs », non comme des erreurs, fautes, mais simplement comme des faiblesses, comme des « fausses-notes ». Au piano, l’essentiel n’est pas d’aligner les notes sans faire une fausse-note. Une fausse-note peut passer inaperçue selon la façon dont est jouée l’œuvre.
L’essentiel est de ne pas me stopper à cause d’un point faible mais de continuer même sans pouvoir remédier à ce point faible. Ma force est alors dans ma capacité à continuer ma route.
Je peux continuer à récupérer ce que hier je cherchais à mettre à la poubelle croyant ainsi m’en débarrasser. Je peux regarder cette vieille peur qui m’accompagne (car le travail n’est jamais fini mais toujours plus précis !). Je peux aller la regarder au point le plus profond que j’évoquais par rapport au tir à l’arc. Je peux la sortir du souterrain et parcourir avec elle le labyrinthe de ma vie.
Elle m’aide à avancer si je la récupère comme un stimulus pour travailler quand une difficulté trop forte se présente.

Lors d’une séance qui suit, deux Images se présentent :

En relisant ma phénodescription je souris car j’ai écrit : « le vent-peur pourra m’aider à retrouver mes racines ».
Depuis, confrontée à certains évènements, je n’ai pas vécu la peur de la même façon.

J’ai commencé en évoquant le point d’orgue ; je termine accompagnée par l’orgue.

……………………………………………………………………………………………………..

    Mon envie de partager le vécu de mes vacances est passée au-dessus de …mon ras le bol d'écrire. Je sais aussi qu'écrire, pour moi, est un bon moyen de faire le point et de mieux prendre conscience comment je m'exprime face à certaines réalités…

C'est vers la fin de la formation que j'ai eu envie de (ré)apprendre l'espagnol. À ce moment-là, c'est pour moi : prouver aux autres que je suis capable de quelque chose. Puis peu à peu, je prends conscience que c'est à moi que j'ai quelque chose à prouver, puis, tout compte fait, que je n'ai rien à me prouver. Simultanément, ne trouvant pas de cours compatibles avec mes horaires de travail, je commence avec une méthode audio. C'est difficile malgré tout de trouver du temps et, de plus, c'est peu encourageant.
Puis l'année suivante, une séance de 3ème cycle est déterminante.
Les Pyrénées ne sont plus (pour moi) une frontière, une séparation. Elles sont un élément de l'Univers et, de chaque côté, il y a 2 cultures différentes qui peuvent se compéter, enrichir les uns et les autres. Je suis beaucoup plus en mesure d'aller vers l'Autre, d'accueillir des richesses qui se potentialisent, comme deux flammes côte à côte forment une flamme plus importante.

    Simultanément le travail au niveau du 1er système, me fait sentir, visualiser mes neurones qui vont à la rencontre les uns des autres, comme s'ils se remettaient à fonctionner. À ce niveau-là aussi, des choses se passent.

    Tout ce travail fait tomber un ancien système de penser ou pensée : si des étrangers viennent en France, ils n'ont qu'à savoir parler le français. Logique dans mon raisonnement, je n'allais pas à l'étranger. Malgré tout, il m'est encore difficile de trouver du temps…

Me recentrer sur moi en laissant les ressentis des autres de côté, puis me rendre accueillante à toute possibilité. C'est la découverte de cours d'espagnol …
    J'ai passé à Salamanque, 15 jours formidables de découvertes et d'affirmations de capacités.
Je ne sais pas si je vais trouver du temps maintenant pour poursuivre les cours. Contrairement à ce que me disent certaines personnes : je ne perdrai pas un acquis. Mon acquis est bien plus important que ce que je sais en espagnol. Je ne le perdrai pas. En attendant, je me vois avec une problématique "temps".

Randonnée en Bretagne, dans la forêt de Brocéliande, lieu de légendes : Merlin l'Enchanteur, la Fée Morgane. Des noms que je connais, que je mélange. Je n'y vais pas du tout pour satisfaire une curiosité intellectuelle. Je me contente, la veille du départ, de lire un résumé pour avoir les noms en tête. Mais l'histoire…

Le premier jour, dès l'instant où j'entre dans la forêt, il se passe quelque chose en moi. Ma relation à la forêt est, dans l'instant même, une relation à moi-même et je vais d'étonnement en étonnement. Je marche dans cette allée, toujours plus loin, vers l'horizon qui recule à mesure que j'avance, avec l'espoir d'aller jusqu'au bout de cette allée. Tout cela représente des points forts de mon vécu, de mon travail en sophrologie.
    Au cours de la randonnée, l'accompagnateur nous amène voir un arbre très particulier. Il est creux. Quand nous arrivons, 11 enfants d'une dizaine d'années sont dedans. Les enfants sortis, je regarde l'intérieur. L'accompagnateur me propose de monter dedans. Ma réponse : "je ne peux pas". Je voyais les enfants sans réaliser qu'en fait cet arbre a servi de cache à un prêtre lors de la révolution. Donc, bien sûr que je peux y aller ! Je suis la seule du groupe à accepter cette proposition. L'intérieur est formidable.

    Dès que nous reprenons la marche, un lien se fait avec mon passé, spontanément, sans que je cherche à quoi je suis renvoyée, etc. Et toute la semaine sera ainsi : du direct, de l'instantané. J'ai accepté, sans problème, sans hésitation, une proposition de monter à l'arbre. Je me sens légère : mon passé dépassé. Cet arbre est un chêne.

    Une autre fois, je vois un pin d'une forme très particulière. Le tronc à un moment donné, fait un angle droit (donc le tronc est horizontal), puis un 2° angle droit et repart vers le haut à la verticale.  Je fais la remarque à l'accompagnateur en disant : "un beau jour, il s'est dit : « ras le bol l'horizontal »

Et à l’instant même je me dis : « eh ! oui, ras-le-bol l’horizontal, je me vis debout ! »…
Durant toutes ces randonnées, j'entendais râler les autres qui estimaient que l'accompagnateur ne parlait pas assez des légendes. Avec tout ce que je contactais, j'étais au-delà de tout le plaisir, la satisfaction que j'espérais trouver dans cette randonnée. Un refrain chantait en moi.

Dans le regard que je portais à la forêt, je vivais toujours une présence à moi. C'était fabuleux. Ce qui l'était moins, c'était la ronde de taons autour de mes bras malgré le produit que je mettais. Je n'avais pas encore réglé mon problème de temps et peut-être de confiance dans des capacités à me protéger dans ma réalité.

Le dernier jour, à la fin du repas, une discussion s'amorce. Les autres disent au guide, à mon avis un peu trop injustement, qu'il n'a pas été à la hauteur pour parler des légendes. Au bout d'un moment, je lâche mon refrain de la semaine :" de toute façon, moi, j'y ai trouvé mon compte". Tout le monde rit : "comment écris-tu compte /conte ?"  Aussi bien nt que mp.

Puis nous avons l'occasion de visiter une petite église. Sur la porte est inscrit : "la porte est en dedans". Dedans, dans la restauration, tout est harmonie. Ma porte est en moi.
Puis c'est la rencontre avec un autre arbre merveilleux, qui a un nom. C'est un chêne. Je l'admire en disant : "il prend toute sa place avec une harmonie formidable" : toute ma place avec harmonie.

1er arbre : mon passé dépassé
2ème arbre : mon présent : je suis debout
3ème arbre : vers mon futur déjà présent : ma place avec harmonie.

    Puis, rencontre d'une merveilleuse source : eau transparente, source qui respire.
Cinq minutes plus  tard, la randonnée est terminée. Je me sens une forme formidable, par toutes ces découvertes sur moi-même, ce nouveau regard, une nouvelle présence qui me permet ainsi ces prises de conscience instantanées.
Toute la semaine j'ai été fascinée par le houx, sa taille, jusqu'à former des arbres. Ce n'est qu'au retour à Bordeaux, que j'apprends que pour les celtes, le houx est le symbole de connaissance. En moi, j'ai beaucoup de houx.

Dans les Pyrénées : que vais-je y découvrir ?
Dès le 1er jour, je suis fascinée par la taille du buis. Un mot me vient : "force". Et je fais un lien avec toute la force que j'ai trouvée en Bretagne.

Tous les matins, je suis confrontée à une même difficulté. Malgré mon attitude, ce que je pense suffisant de dire pour m'affirmer dans ma "verticalité", "debout" et non "horizontale", comme assimilée plus ou moins "malade", j'ai à vivre ces quelques minutes très désagréables. Je sais que l'intentionnalité n'est pas méchante, mais pourquoi ne suis-je pas entendue dans ce que j'affirme ?
    Le 2ème ou 3ème jour, je râle en marchant en pensant à ceci. Puis, je sens une douleur à une épaule : je sais qu'elle n'est pas due au poids du sac à dos. Alors, je travaille : « peut-être pourrais-je accorder aux autres de pouvoir vivre ce dont ils ont besoin pour se sentir bien ? » En réponse : clic au niveau du dos : "non, je n'ai pas à me soumettre aux besoins des autres". Mais tous les matins, le scénario était le même.

    Je poursuis mon travail : travail de projection. Ma flamme intérieure accueille celle de l'Autre. Quelle est cette flamme ? Dans quel sens va-t-elle potentialiser la mienne ? Car, quelle que soit la « couleur » de la « bougie », une flamme potentialise une autre flamme. Alors j'ai pu adresser un Merci aux Personnes qui m'amenaient à cette difficulté tous les matins. Durant tout ce séjour, un désagréable ne m'empêche plus de vivre pleinement un agréable, ni avec des Personnes, des lieux…

Mes capacités contactées avec la respiration dans l'effort physique m'ont encore plus étonnée que d'habitude.

Un jour, j'entends quelqu'un dire : "on est bien petit devant tout ceci" (le spectacle est grandiose). En moi résonne : " je suis peut-être petite, mais j'ai toute ma place dans l'Univers car tout ceci ne servirait à rien si je n'étais pas là pour en profiter, pour admirer". Souvent, lors des randonnées, les deux bras en l'air, je me détends, je récupère l'Énergie de l'Univers.

Au cours d'une randonnée, je vois sur un énorme rocher, 4 arbres qui ont pris racines. Ils poussent sur le rocher et leurs racines descendent le long du rocher vers, et dans, la terre. Je les Contemple un moment. Puis je me dis en partant : "comme quoi, quand un être veut vivre, il trouve ses moyens". Je sais que je me l'adresse. Je me retourne pour regarder les espèces : 3 hêtres et un pin.

Le dernier jour nous devions, par sécurité, monter groupés et plus vite que mon rythme intérieur. J'ai pu récupérer une Énergie de groupéité. Je suis montée plus vite que d'habitude et suis arrivée non fatiguée.

J'avais préparé mon séjour sur un point particulier. J'ai passé la semaine en partageant la chambre avec une amie qui sait que je suis praticien en sophrologie mais ne connaît pas la Sophrologie. Tous les matins, j'ai fait ma séance de 1° degré de RDC, indispensable pour moi. Tous les jours, au retour, après la douche, tout en me reposant sur mon lit, je faisais une séance : récupération physique, des vécus, des Images…

Comme tous les ans, pendant mes vacances, j'ai encadré les diplômes. J'y trouve toujours le même plaisir, même si je n'ai plus rien à calculer, choisir… Cette année, j'ai eu la sensation d'un changement, sensation que je ne me souviens pas avoir contactée les autres années. Au-delà de ma présence au diplôme, j'ai vécu une présence au destinataire de chaque diplôme : souvenirs de vécus ensemble.

    J'ai vraiment la sensation d'avoir vécu tout ce qui se présentait à moi avec une autre conscience, une autre présence. Pour l'instant, je ne sais pas encore trouver les mots.

                   Je suis encore dans l'étonnement.
…………………………………………………………………………………………………..

 Élargissement de mes Valeurs.

      Riche année…et difficulté à condenser, à limiter mon temps de Communication.
    Des vécus très divers…
D’abord assistante à la première conférence et osant intervenir depuis la salle, j’ai été à plusieurs reprises : intervenante, jusqu’à demander moi-même à l’être. J’ai même été sollicitée pour un congrès à Marseille. Ce qui m’a le plus frappée, pour cette dernière sollicitation, fut ma rapidité de décision. Je ne suis plus, celle, rapide à trouver, à « voir », les empêchements.
    Cette nouvelle capacité de spontanéité de décision (au-delà d’avoir le temps de réfléchir), m’a permis de m’offrir un Alléluia dans un monastère du XII° siècle, en montagne, afin de permettre au groupe d’en découvrir l’acoustique. Ma spontanéité a invité une autre à chanter cet Alléluia avec moi.
Mon Énergie se transmet.

Que c’est bon de ne plus être derrière, de ne plus me rétracter !

    Cette même randonnée m’amenait à visiter le Musée de Dali à Figueras. Avant de partir, je me demandais bien ce que j’y ferai.
    Avec le vent de cette randonnée, s’est envolée ma seule « connaissance » sur la peinture : ce théorème : « je ne connais rien à la peinture ». C’est donc sans connaissance que j’arrive à Figueras. Mais je suis entrée dans ce musée avec ma Connaissance d’aujourd’hui, cette Capacité d’accueillir, de découvrir, pour conquérir un nouveau Champ de Connaissance sur moi : un nouvel Espace, mais peut-être aussi le Chant de l’Alleluia ! J’y ai vécu l’étonnement phénoménologique, je me suis amusée. Mon Regard méditatif et contemplatif sur le paysage lors de la randonnée s’est retrouvé à accueillir ce qu’il voyait dedans.
Dans mon Être, j’ai laissé entrer l’extérieur jusqu’à mon point radical :
Ouverture de mon Regard.

Mon jugement sur moi ne connaissant rien à la peinture, s’est transformé en un Regard « critique ». Et je fais une grande différence entre :

 Cette « Connaissance » de la peinture que j’ai aujourd’hui, ne s’explique dans aucun livre.

Pendant cette randonnée, je préparais ce congrès de Marseille : « Cancer et sexualité ». Cette Ouverture, là aussi, s’installait…

La Valeur de Communication, de mise en commun de deux Personnes, que j’exprime dans ces lignes, ne se limite pas à une relation sexuelle, et chacun peut s’approprier cet Échange, pour le transmettre dans son vécu.
Je transmets ceci, comme une Pensée de Paix, comme des étincelles. Que cette Pensée se propage dans les Regards qui se portent sur les Personnes atteintes d’un cancer, mais aussi dans le Regard de ces Personnes elles-mêmes, pour qu’elles apprennent à se regarder, et regardent l’Autre, sans leur propre crainte.

Parce que mon « regard extérieur » est fonction de mon « Regard intérieur », et que le regard que je reçois de l’Autre dépend de la façon dont je le regarde (le considère), je suis en mesure de dire ceci :

Paroles de Femme.
               Je t’aime : dis-moi tes sensations à la découverte de mon corps.
               Je t’aime : je te dis mes sensations.
               Tu m’aimes : aide-moi à découvrir et à (faire) vivre un peu plus mon nouveau schéma corporel.
               Tu m’aimes, je t’aime :
                                     regarde mon Corps dans sa globalité,
                                     regarde ma Féminité qui ne se limite pas à mes seins,
                                     je vis mon plaisir par et dans tout mon Corps,
               Tu m’aimes : n’oublie pas cette partie de mon corps :
                                      pose ta main dessus,
                                      pose ton Regard dessus,
               Accueille-moi telle que je suis aujourd’hui.

Paroles d’Homme.
               Tu m’aimes : aide-moi, donne-moi des éléments pour t’aimer telle que tu es aujourd’hui.
               Je t’aime : dis-moi tes sensations,
                                 dis-moi tes désirs.
              Tu m’aimes : aide-moi à poser un Regard sur ton nouveau schéma corporel.

    Puis, courant juin, en cours de séance, je me pose cette question : « Qu’est ce que la sophrologie pour moi aujourd’hui ? ».
    Je suis surprise par ma réponse qui m’apparaît d’abord bien théorique. Mais je me penche sur cette réponse : « Science Humaine », et en réponse :

Je me sens bien dans une Sophrologie Humaniste.

Ces Valeurs qui sont en moi sont renforcées par et dans des vécus de ces derniers temps.
En cours de séance de groupe, j’ai pu verbaliser : Ouverture, Lumière, Accueil,
                                                                                   Responsabilité, Liberté, Authenticité,
                                                                                   Joie de Vivre.

    Ouverture : me regarder sans crainte,
    Accueillir : la nécessité d’une mammographie plus tôt que prévu,
    Me Regarder avec ma peur,
    Accueillir ma peur, ne pas la juger, ne pas me juger.
    Accueillir cette peur qui se manifeste aussi fortement durant ma séance,
    L’accueillir et me vivre dans l’Ouverture.

…………………………………………………………………………………………………
Merci Andrés d’avoir Écouté ma peur, Merci Marie-Claire d’être venue à ma rencontre lors de mon arrivée à l’IES après la mammographie.
 
      Oui, je peux « dire ma peur » :
                                     non seulement j’ai le droit,
                                     mais j’en ai aussi les capacités.
Je porte un autre Regard sur la peur, un Regard d’Ouverture.
    Cette peur me donne l’occasion de recontacter et de renforcer toutes mes capacités dans le travail que j’ai fait.
J’accepte de ressentir parfois la peur ; j’accueille cette peur comme constructive ; je ne m’enferme pas dans une peur négative.
Dans ma phénodescription, j’écris « peur » à la place de « honte » :

« Dire les choses simplement, me permet de mieux les vivre ».
                Oui :    * dire ma peur,
  * dire que je suis « humaine »,
  * me reconnaître le droit de le dire.
Peur constructive.

    J’ai vécu l’étonnement en voyant les clichés sur l’écran d’échographie. Des clichés de radio sont statiques. Par contre, lors d’une échographie, la sonde passe, balaie, toute la zone à examiner. Ce que « voit » la sonde est retransmis sur un écran. Sur l’écran, je vois donc le « mouvement » que donne la sonde. Lors de ma première écho, bien avant la sophro, j’avais la sensation de voir les kystes comme des rochers, et autour, dû au balayage de la sonde, l’océan en mouvement.
    Cette fois-ci, je « vois » des falaises de montagne, comme dans le Parc d’Ordessa, et tout d’un coup, une nouvelle image radio me fait voir quelqu’un qui marche tranquillement sur ses falaises. Je viens d’écrire ses et non ces !
Je suis bien consciente, que c’est moi qui marche tranquillement sur ces, mes, falaises, ce paysage que j’aime beaucoup. Il n’y a que moi qui peux voir ces Images car les clichés ont le même aspect que les précédents.

    Si ce paysage se présente, ce n’est pas innocent. Alors je recontacte ce que j’avais contacté lors de cette randonnée : « Je suis petite dans ce paysage, mais j’y ai toute ma place et je suis là pour le contempler, donner un sens plus précis à sa beauté, à sa réalité ».

    Je peux contempler la beauté, les capacités de mon paysage, de ma réalité, de mon existence.
                                 M’ Ouvrir,   Accueillir,     Ouverture
                                 Me laisser conquérir,         Conquérir
                                 Me laisser transformer,      Transformer
                                 Me Transformer.

    J’ai déjà vécu tout ceci par la Valeur du Regard entre deux Personnes.

                                 Aujourd’hui, je le vis encore plus loin.
                                 Élargissement de mes Valeurs.
                                 Joie de Vivre.
                                                                                                        Merci.

 

 

 

SOPHRO RENCONTRE

 

Il me semble que c'était il n'y a pas longtemps : je demandais un peu par hasard, après avoir aperçu la plaquette de l'IESH : qu'est ce que c'est cette formation ? J'étais tellement concentrée sur moi et mes séances individuelles que je ne me rendais pas compte que l'Institut avait une vie bien remplie !
Je m'étais alors dit : je ferais bien un jour cette formation; et me voilà 3 ans après cette formation !

Je me sens remplie et pourtant, allégée ! Je veux dire un grand merci ici en particulier à Martine, Christian S, Sandrine, Acha, Anne TL, Anne B, Isabelle, Christian G, Evelyne, Magali, Marie Christine.

Leur authenticité, notre travail à tous, m'a permis d'aller plus loin, très loin au fond de moi, de voir autre chose.

Formidable : travailler sur soi et voir autre chose, comme une dynamique, une ouverture !

Merci aussi à Marie-Claire, Jeannette et  Andrés. Autant de mots, d'explications, de schémas, autant de pistes nouvelles, d'idées, de réconfort.

Merci aussi à Jacques et aux personnes des groupes et des séances individuelles.

Avec vous tous, et, avec moi, ces 3 années constituent pour moi une étape clé de mon existence.
Avec vous tous et avec moi, j'ai senti qu'une voie était possible; j'ai senti que je pouvais me laisser glisser sur cette voie, celle-la même de mon mécanisme originel; cette autre voie qui est finalement la mienne !
L'autre et moi (l'autre émoi) alors que ce n'est qu'un.
Une révélation qui change ma vie !
Après cette formation, il y a la suite !

Tout ceci ne faisant qu'un, un fil solide qui se déroule, qui roule plus ou moins, qui rappelle le chemin que j'évoquais ici, il y a un an.
Les allers retours de la vie; les allers retours intérieur, extérieur.
L'extérieur c'est l'ouverture. Je pense alors à  tous les possibles à exploiter, à explorer pour poursuivre mon travail :
D'abord écouter mon écoute pour écouter toujours mieux, toujours plus.
Ensuite, travailler sur la respiration;
Travailler sur de nouvelles pistes, telles que la place dans la fratrie, qui me semble importante et conséquente.
M'intéresser au regard de l'autre : j'ai remarqué que souvent on pense, on parle à la place de l'autre.
Osons penser par nous mêmes !
J'ose penser davantage par moi-même. Je ne m'en porte que mieux.

Derrière tout ça il y a la communication. Orale ou écrite, comme la présente, elle n'en finit pas de parler, de nous appeler !

Amorcer la communication pour pouvoir désamorcer la peur de la communication.

Florence

 

La mise entre parenthèses
L’écluse

J’ai vécu une méditation lors d’une promenade sur le canal latéral de la Garonne : le calme, paysage reposant pour avancer. Je profite des bienfaits de la médication consciente, me laissant surprendre, étonnée par ce qui se présente à ma conscience.
L’écluse ? Un temps d’arrêt. L’ingéniosité du mécanisme, du principe.
Je me réfère ici à la « mise entre parenthèses », un des principes de la phénoménologie de Husserl.
La mise entre parenthèses ne signifie pas : ne pas vouloir s’occuper de ce qui se présente, parfois dans le désagréable. Par contre, m’accorder une mise entre parenthèses me permet d’attendre d’avoir le temps et les capacités nécessaires pour m’en occuper : pouvoir me concentrer sur ce qui peut me préoccuper,  voire en renforçant d’abord des capacités agréables. Je me donne ainsi le temps nécessaire pour regarder le phénomène, au-delà de tout jugement.

L’écluse est indispensable dans la vie du canal. Son passage est nécessaire pour poursuivre le parcours.
Un mécanisme, comme un évènement, enclenche l’ouverture.
L’écluse s’ouvre, comme une parenthèse.
Le bateau, moi, entre dans cette parenthèse qui se referme alors.
Dedans, il faut vivre la mise à niveau, la « mise à plat » :

Dans cette parenthèse qu’est l’écluse, le temps nécessaire est à accueillir. Il serait vain de vouloir un temps plus rapide.

C’est le juste milieu qui va permettre à l’autre côté de l’écluse, de la parenthèse, de s’ouvrir et me laisser sortir, avancer.
Mais il serait aussi dommageable de s’attarder, de ne pas être vigilante, de ne pas profiter de l’ouverture. Sinon, la porte se referme, laissant le bateau dans le sas avec l’impossibilité de remettre en route le mécanisme. Alors je n’aurais plus qu’à attendre qu’un évènement (un autre bateau) enclenche le mécanisme d’ouverture, en espérant qu’il va dans le même sens que moi, afin que je ne vive pas un retour en arrière !!!
L’écluse, la parenthèse, ouverte, je peux poursuivre ma navigation, ma route.
L’Ouverture est une sensation très importante pour moi. Elle est une Valeur.
 

 

 

 

 

 


 
haut de page